« Vendredi 12 », dernier essai avant le Grand Prix de Benjamin biolay

Illustration Riki Blanco

Des mots courts, une voix de crooner. On imagine une silhouette masculine solitaire, la fumée d’une cigarette, une lumière blafarde. Une scène de cinéma, peut-être celle d’un film en noir et blanc.

J’ai bu la tasse dans la mer noire, où étais- -tu vendredi soir ?

De l’auteur, on devine la recherche de l’euphonie parfaite, une sorte de « J’ai ta main » ou peut être mieux la réminiscence de « Que reste-t-il de nos amours ? » de l’admiré Trénet. Côté composition, contrairement à Comment est ta peine ?, le premier extrait dévoilé précédemment, la mélodie est épurée et accompagne l’ambiance nostalgique du texte.

Monica

Le clip profite de l’ambiance très cinématographique du texte, pour mêler des scènes de deux films réalisés par Franco Giraldi : « Supers Témoins » et « les ordres sont les ordres », chefs d’œuvres du cinéma italien des années 70 avec Monica Vitti comme actrice principale. Vendredi 12 célèbre donc l’éternelle Monica, la blondeur de ses cheveux qui vire au cuivre, la longueur de ses jambes, ses yeux verts et la tristesse de son regard. La mer noire et l’hémisphère sud, l’équation impossible de ce vendredi 12.

« Grand Prix« , par Benjamin Biolay distribué par Polydor, sera disponible en digital et chez tous les bons disquaires le vendredi 26 juin.

Un « Grand Prix » rock à l’arôme d’un grand cru

Fans impatients et fébriles, vous allez écouter cet album dès sa sortie, le 26 juin. D’un trait. Et à la fin, vous serez peut-être déçus. Vous direz peut-être même que vous n’y comprenez rien, que ça ne ressemble pas à Biolay. Mais, parce que c’est Biolay et que ça ne peut pas être mauvais, vous écouterez encore et encore (spoiler : vous aimerez!). Effectivement, Grand Prix ne ressemble à aucun autre album de Benjamin Biolay. Ce qui est en soi un pléonasme : Benjamin Biolay, comme Alain Bashung avant lui, ou comme actuellement Damon Albarn et Julian Casablancas, est un auteur compositeur qui casse systématiquement le jouet qui a fait son succès précédent. Autre album concept (la course automobile), autres sons, et une équipe musicale façon rock band.

Un rock band sur la piste de course

Celle qui a permis l’enregistrement de cet album s’est formée après Song Book, avec Johan Dalgaard (claviers), Pierre Jaconnelli (guitares) et Philippe Entressangle (percussions). Benjamin connaît Johan depuis 2007. Leur complicité et leur amitié s’est renforcée lors de la tournée Song Book. Pierre a réalisé le premier titre de Benjamin il y a 25 ans. Le guitariste à l’origine du succès d’ Allumer le feu croise régulièrement depuis plus de 15 ans, au gré de leur collaborations musicales sur scène ou en studio, Johan et Philippe. Tous les trois sont amis et se connaissent très bien. Leurs références musicales communes leur permettent de travailler de manière instinctive, ce qui est particulièrement apprécié par Benjamin.

Créer à l’instinct, le crédo de Benjamin

C’est donc un travail collégial qui a opéré sur la réalisation de cet album. L’enregistrement s’est fait dans une ambiance de camaraderie dans lequel chacun était très attentif aux envies et avis des autres. Tous les quatre discutent beaucoup ensemble des inspirations et des influences musicales à donner à chacun des titres avant l’enregistrement. Ensuite, comme nous l’a confié Johan Dalgaard au téléphone, tout se fait à l’instinct : « L’enregistrement est une sorte d’extension de la discussion qui se poursuit en musique. Benjamin est très attaché à l’instinct et ne fait pratiquement qu’une seule prise. Les quelques « imperfections » qui peuvent y apparaître pour les musiciens sont pour Benjamin la chance de nouveaux choix artistiques audacieux ».

Les guitares font l’harmonie, les synthés modulaires, l’originalité…

Pierre Jaconnelli, co-réalisateur de l’album, en plus d’être un orfèvre de la guitare et de la composition, sait également parfaitement faire le lien entre l’artiste, son entourage et les besoins stratégiques de la maison de disques. Son implication dans la réalisation et la production de l’album permet une plus grande concision de la production et une meilleure homogénéité des compositions.

Johan Dalgaard, grand amateurs des sons électroniques, a fait connaître à Benjamin le synthé modulaire qu’il avait découvert récemment. Cet instrument plaît rapidement beaucoup à l’artiste puisque qu’il implique de construire à chaque fois un son unique. L’instrument est fait de tel sorte que les sons créés sont originaux et non reproductibles. Il n’y a pas de sons pré-enregistrés et une fois débranché, l’instrument « oublie » le son réalisé. Johan Daglaard nous a ainsi confié qu’il est obligé de « sampler » pour Comment est ta peine ? le son de l’enregistrement pour le rejouer sur scène parce qu’il ne peut plus le reproduire en direct à l’identique.

Et les gimmicks, des tubes.

L’association des guitares de Pierre Jaconelli avec les synthés modulaires de Johan Dalgaard, l’ensemble porté par le talent de compositeur de Benjamin Biolay fait des merveilles. 13 chansons, deux titres sortis en promotion, dont l’un au moins – Comment est ta peine ? – est déjà un tube, avec 1 million d’écoutes en streaming. Des tubes dans ce disque il y en aura d’autres, tels Visage Pâle, Comme une voiture volée ou Idéogrammes qui seront chantés en chœur bientôt (oui bientôt!) dans les foules des festivals. On retrouve dans les mélodies les influences électro pop d’Etienne Daho et le rock des Strokes façon Julian Casablancas. Les gimmicks à la guitare ou aux synthés au début des chansons font mouche à chaque fois. Le titre est immédiatement identifiable, la mélodie tourne, rythmée et dansante sur des textes qui le sont souvent bien moins.

Parce que faire danser sur des chansons tristes, comme Joy Division faisait se soulever les foules en interprétant Love will tear us appart, tel est le St Graal de Benjamin Biolay. Alors, dans Où est passée la tendresse ? véritable pépite de l’album, il chante –  »  je rêve d’euthanasie mais je suis trop couard pour le faire / chaque jour ma vie est plus courte que la veille / Je ne suis pas fini mais ce n’est plus du tout pareil « . De la même manière sur le titre Papillon Noir (partagé avec Anaïs Demoustier) – « Je suis le garçon bizarre celui qui n’a rien à voir / Je suis ta vie dans ce qu’elle a de plus dérisoire  » – toujours sur une mélodie rock et dansante. Le pari semble réussi.

Sa route, jusqu’à Interlagos.

L’album Song Book avec Melvil Poupaud et la tournée qui s’en est suivie lors de l’hiver 2018-2019 a été l’occasion, pour Benjamin Biolay, de chanter le répertoire de crooners. Lui qui peut-être par timidité, chantait presque souvent trop bas, a ainsi découvert qu’il était capable d’interpréter ce type de répertoire et d’utiliser cette voix qu’il n’avait jamais osé pousser. Il a aussi compris, comme nous l’a confié Johan Dalgaard, qu’il pouvait « crooner » même sans formation musicale importante (sur Song Book il n’y avait que Melvil Poupaud à la guitare ou à la batterie et Johan aux claviers) pour l’accompagner. Et qu’encore mieux, il lui était agréable de le faire sans jouer lui même d’un instrument, en étant seulement chanteur. De cette voix, il va se servir pour interpréter des textes ciselés à la plume, qui sont parmi les plus personnels qu’il n’ait jamais écrits.

La merveilleuse et très sincère Ma route, écrite justement dans le tourbus de Song Book, en est le plus bel exemple : « J’ai traversé le siècle tel l’enfant d’un autre / Jamais le plus select, pas avare de mes fautes / Hier c’est le printemps, demain c’est le tombeau / Bienheureux ceux qui croient que leur survivent les mots ». Raffinement suprême dans la nostalgie du temps qui passe, on entend sur les dernières mesures du morceau, le son d’un trombone, instrument dont il a joué adolescent, jusqu’à obtenir le 1er prix du conservatoire de musique de Lyon.

Deux autres chansons très personnelles (La roue tourne, avec les chœurs sur les dernières mesures de Chiara Mastroianni et Interlagos interprété avec sa fille) s’intercalent entre d’autres titres plus rocks (Virtual Safety car, presque instrumental, l’entrainant Où est passée la tendresse ? ou Souviens toi l’été dernier en duo avec Keren Ann)

Alors oui, cet album vous l’aimerez. Parce qu’à chaque nouvelle écoute, vous y découvrirez des pépites cachées sous chaque gimmick, dans chaque mesure dansante. Dans ce Grand Prix vous entendrez les virages et les lignes droites, celle de départ comme celle d’arrivée. La vie, l’amour, la mort réinventés version rock et électro-pop dans tout ce qui signe la  » marque Biolay  » : l’élégance, la finesse, le travail, la justesse.

Si Benjamin Biolay a depuis longtemps convaincu la « profession », il lui reste encore à sortir de la case de chanteur plébiscité par les mélomanes – ou élargir le cercle trop restreint encore de ceux ayant su dépasser l’image et les clichées véhiculés dans les médias à une certaine époque – pour conquérir le cœur du grand public. Et, avec ce disque, il pourrait faire mentir son idole, John Lennon, qui disait en parlant du rock français qu’il était « comme le vin anglais » (soit mauvais, comme chacun le sait).

Avec cet album, le vin anglais aurait sûrement eu l’arôme d’un grand cru.

Souchon, ici et là, comme du cinéma

Alain Souchon à Saint Etienne, @elsaschulhof

Le merveilleux Alain Souchon a fait paraître la non moins aussi merveilleuse chanson Ici et là, issu de son album Âmes Fifties sorti l’année dernière et sacré album de l’année aux dernières Victoires de la musique.

Depuis C’est déjà ça ….

Alain Souchon, marcheur infatigable et arpenteur régulier des rues Paris, s’inspire de ses ballades autant contemplatives que nécessaires pour créer ses chansons. Il a ainsi toujours écrit des textes modernes, qui racontent la société telle qu’elle est et telle qu’elle évolue. De manière très cinématographique avec C’est déjà ça, (dans l’album du même nom), il nous décrivait dans ce monde du début des années 90, cette femme venue du Soudan, errant rue de Belleville, à Paris, cette belle ville, loin de son pays dans lequel « pour un air démocratique on t’casse les dents ».

à Ici et là

30 ans plus tard autre lieu, autre constat, autre ambiance cinématographique mais une même modernité dans l’écriture de Ici et là, dans lequel on imagine un Souchon, qui, tel un personnage de Sempé (comme aime à le décrire son fils Pierre), regarde le monde depuis sa fenêtre imaginant les destins croisés d’un monde qui « grimpe à Hypokhâgne » d’un coté et « tourne dans la ZUP » de l’autre, les deux séparés par ces « 40 mètres de goudron » de périphérique.

Alain reprendra la route on l’espère, dès le 5 septembre prochain. Un concert à ne pas manquer durant lequel la musique se mêle très souvent à l’émotion, et où toutes les générations se retrouvent.

AVINAVITA : 5 titres au plus près de l’italie

Ils étaient notre coup de coeur pendant le confinement, le groupe Avinavita nous avait fait voyager et continue son trajet en sortant aujourd’hui un premier EP de 5 titres.

L’AMERICA

C’est en 2019 que le chanteur Antoine Pillemy entouré de ses 5 musiciens, Claude Gomez, Alexandre Vincent, Cyril Rebillard et Nicolas Cusimano ont sorti leur premier extrait « L’America ». Une mise en bouche délicieuse que cet enivrant chant du peuple racontant l’immigration d’un jeune italien de son village natal. 

Premier extrait de cet EP, l’América est paru en vidéo live avant d’être suivi par « Orchi Turchini » le 15 avril dernier.

AVINAVITA pour « une vie d’avant »

C’est pendant un jour de neige que le groupe se réuni pour la première session d’enregistrement de cet EP. Inspiré par les chants et musique traditionnelles d’Italie du sud, le groupe nous partage ses origines et leur héritage musical sur des airs rythmés et festifs, parfois mélancolique. 

Un rappel aux traditions et aux racines de leurs ancêtres que le groupe souhaite transmettre au travers de leur signature sonore. 

Les compositions alient mélodieusement des genres mêlant chants, instruments électriques et acoustiques. Le Tamburello, guitare accordéon traditionnel  et la mandoline napolitaine joué par le talentueux Cyril Rebillard accompagnent ainsi la voix du chanteur Antoine Pillemy, 

Immigration, textes d’amours et sérénades (Angelare, A Curuna…), avec ce premier EP de 5 titres, Avinavita nous offre un moment de liberté et de sincérité. 

Jazzy mais « Frenchy » avant tout, Thomas Dutronc

Pochette de l’album « Frenchy », de Thomas Dutronc.

Thomas Dutronc revient avec « Frenchy », un album de reprises des plus grands standards français et internationaux. Un album de reprises de plus, comme il en existe tant ? Cela serait mal connaitre Thomas Dutronc. Ce qu’il nous propose avec ce nouvel album n’a rien de banal.

Frenchy façon crooner de jazz

L’artiste s’est entouré des plus grands musiciens du jazz actuel (Rocky Gressey à la guitare, Eric Legnini au piano, Denis Benarrosh à la batterie et Thomas Bramerie à la contrebasse) pour réécrire à sa façon les chefs d’oeuvres devenus institutions tant ils ont marqué leur époque et traversé les générations. La voix chaude et ronde est mixée très en avant, les instruments omniprésents. Tout est travaillé pour ne laisser à l’écoute que l’émotion de la voix posée sur une instrumentalisation épurée au service du texte.

Les titres sont chantés en français (La mer, Un homme et une femme, la vie en rose) ou mêlent l’anglais et le français au gré d’un duo sur le magnifique If you go away (Ne me quitte pasJacques Brel) interprété avec Haley Reinhardt, véritable coup de cœur de l’album tant l’émotion est brute et l’interprétation parfaite. 

un siècle de titres mythiques

Le Jazz s’impose sur la reprise en trio de « C’est si bon » partagé avec Iggy Pop et Diana Krall. Le cinéma également avec l’inoubliable Un Homme et une femme, la bande son des amoureux dans le film de Claude Lelouch. Mais le Jazz Manouche surtout, celui de Djando Reinhardt qui a tant compté dans la vie d’artiste du fils de l’homme aux cactus est présent avec les intemporels All for you ou Minor Swing.

On espère que Thomas pourra nous faire partager cet album et surement aussi d’autres titres de sa carrière, dans une tournée l’année prochaine.

Vianney est … là !

Si certains ont fait du confinement une scène ouverte sur leur salon, d’autres ont continué à préparer leurs albums à venir.

Vianney, après deux premiers albums (Idées blanches et Vianney, sortis la même année) et la longue tournée qui en a suivi s’était mis en retrait des réseaux sociaux. Mais des réseaux sociaux seulement, pas de gens ni surtout de son public. Et durant cette pause digitale, il a écrit les chansons de son prochain album. Le premier extrait paru le 7 mai (à 7h!) intitulé « N’attendons pas » est un hymne à la vie, celle qui nous fait suivre nos passions pour ne jamais rien regretter? celle surtout où l’on a pas peur, ni de l’autre ni de l’avenir.

Le clip – minimaliste pour cause de confinement – réalisé à partir de dessins de l’artiste, a rapidement atteint le million de vues sur Youtube à peine 2 semaines après sa mise en ligne.

L’album édité chez Tôt ou tard, le label de l’artiste depuis ses débuts, est prévu pour la rentrée de septembre. On espère pouvoir rapidement retrouver Vianney sur scène, seul avec sa guitare comme il l’avait fait sur la précédente tournée ou plus accompagné qui sait ? En tous cas, on a hâte !

« It’s Alright », Sonith est là.

« It’s Alright » voilà ce que l’on envie d’entendre et l’artiste Sonith l’a bien compris avec plus de 100 000 vues sur ce tout nouveau morceau post confinement sorti le 1er juin dernier.

Photo : Elsa Schulhof

RUNNING SO FAST ….

Quelle est belle la scène Lyonnaise ! Et elle est d’autant plus belle lorsque des artistes comme Sonith la font vivre.

À 43 ans, cet auteur, compositeur, musicien, interprète d’origine indienne a déjà deux albums à son actif. « Le temps fait son affaire »  paru en 2010 et « Je t’emmène » sorti en 2017 et qui l’emmènera sur les routes de la France entière (plus de 200 dates de concerts) pour s’envoler en Asie jusqu’au Sri Lanka. Sans oublier la scène des Vendanges Musicales en 2018.

KEEP IN MIND TO TAKE TIME … IT’S ALRIGHT

« Il y a des chansons dont la musique t’apparaît comme un mirage dans le désert…j’ai très vite entendu la mélodie et la ligne de chant que j’ai couché rapidement dans mon Home studio. ».- Sonith

Le reste est lui est venu avec l’écriture du texte et des remises en question. Et si c’était nous, être humain, qui allions beaucoup trop vite ? Et si nous prenions pas assez le temps d’écouter notre voix intérieure ? Et si finalement nous ne savions pas apprivoiser le silence ? 

Pour répondre à ses questions, Sonith lance un appel sur les réseaux sociaux. Chanter, danser peu importe qui vous êtes. Loin mais si proche, le chanteur s’est alors entouré de Marc Saint Hilaire (basse), Gregory Louis (guitare) et Simon Le Goff (Batterie) ainsi que de 45 autres personnes originaires du monde entier qui ont répondu présent pour unir leur voix.

Une véritable énergie positive sur un air d’indie des années 70 filmée sur les plages des Maldives, Sénégal, Inde, Guyane mais aussi Bordeaux, La Plagne, le Beaujolais. 

« It’s Alright » pour l’évasion avec un message commun et pour nous ramener  à l’essentiel : celui de prendre le temps pour le trouver, d’écouter le silence pour nous entendre. 

Keep in mind to take time … Nous, on prendra le temps de s’évader avec Sonith.

LIEN VIDEO = Page Facebook off Sonith

Lenny Kravitz : PARIS SON AMOUR

Lenny Kravitz aime Paris et l’amour.  2 ans après la sortie de son onzième l’album « Raise Vibration »  certifié disque de diamant en moins d’un an, l’auteur, compositeur et multi-instrumentiste poursuit sa balade avec « Ride ».

LENNY KRAVITZ L’ENVOL 

Il est considéré comme l’un des plus grands artistes rocks de ces 30 dernières années.

Après des débuts difficiles, c’est en 1991 avec « Mama Said » et son titre « It Ain’t Over Til It’s Over » qu’il rencontre son premier grand succès aux Etats-Unis. Il est suivi de près par « Are you gonna go my way » qui lance sa carrière mondiale. Mais c’est avec « Fly Away » que l’artiste signe l’un des albums les plus emblématiques de sa carrière.

DE JOHNNY CASH A MICHAEL JACKSON

C’est dans son studio aux Bahamas où seule la nature avait le droit de rompre le silence, que Lenny Kravitz s’est confiné avec ses musiciens et son acolyte de toujours Craig Ross (Eric Clapton, B.b. King, Aerosmith) pour enregistrer ce nouvel album. 

« Raise Vibration » est né spontanément, sans filtre et au travers de ses rêves. Celui qui se dit « musicalement schizophrène » offre alors un album engagé très bien accueilli par les critiques et le public, mêlant engagement, hommages (Johnny Cash, Michael Jackson …) et balade amoureuse dans un melting pot des genres musicaux dont il a le secret.

WE WILL RIDE 

« Ride », c’est l’hommage que le chanteur a voulu rendre à Paris, sa ville d’adoption où il réside 6 mois par an. Dans ce clip, le chanteur nous offre tout ce que l’on peut qualifier de « cliché » sur Paris, ville de l’amour, dans ce clip réalisé par Marc Seliger. Immeuble haussmanien, jeu de cache cache amoureux au musée d’Orsay, balade sur les routes et pause tendre sur les toits … Mais détrompez-vous, ce ne sont pas des clichés, non, c’est la vision d’un éternel romantique où même le souvenir d’un amour passé le ramène à sa ville préférée.

« ON est là, autant s’aimer »

Guillaume grand aime trop les gens, et nous, on aime Guillaume Grand.

« Toi et moi » ne vous dit rien ? Si vous êtes passés à coté de ce single entêtant de l’année 2010, vous n’avez peut être pas loupé la reprise qu’en a fait la jeune et talentueuse Maelle aux auditions du télécrochet The Voice il y a 2 ans. Ou alors sa reprise lors du spectacle le Bal des Enfoirés en 2012, par Patrick Bruel, Christophe Maé, Elsa et Liane Foly. Ce titre s’est imposé comme un tube dès sa sortie et a propulsé le jeune Guillaume Grand, auteur compositeur et interprète, sur le devant de la scène française.

Toi et Moi, Guillaume Grand, Source et Caetera / Paris 1900

Alors après le succès du premier album « L’amour est laid » et accueil plus mitigé du second opus « Il parait » en 2014, Guillaume Grand a mis le large. Il a mis les voiles et a navigué au gré de ses envies et de ses émotions, en se laissant le temps pour écrire. Il nous revient enfin avec « J’aime trop les gens », un texte et une musique aussi bien ciselé que l’était « Toi et moi » et dont la mélodie et le refrain restent immédiatement dans la tête dès la première écoute.

Le titre est produit par Muséum production, le label indépendant du chanteur et porté par la prestigieuse maison Polydor, avec laquelle Guillaume a signé un nouveau partenariat en ce début d’année.

Un partenariat prometteur pour le succès, on l’espère du prochain album,qui devrait paraître d’ici la fin de l’année.

J’aime trop les gens, Guillaume Grand, 2020, Museum Production.

HOSHI, L’ETOILE FILANTE !

On la surnomme « l’étoile », Hoshi brille parmi cette nouvelle génération de la nouvelle scène Française. La chanteuse vient de sortir son deuxième album décrit comme beaucoup plus personnel que le premier et intitulé « Sommeil Levant ».

IL SUFFISAIT D’Y CROIRE

On se souvient tous encore du titre « Ta Marinière » extrait de son premier album « Il suffit d’y croire » vendu à près de 200 000 exemplaires et au 20 millions de vues. La jeune chanteuse, si réservée, avait alors affirmé son talent et s’était vue propulsée au-devant de la scène. Si comme elle le dit, cet album-là était sa manière à elle de dire « Bonjour j’existe », alors oui Hoshi existe ! Et se voit récompensée par une nomination aux Victoires de la Musique 2020 dans la catégorie « Révélation Française ». Prestation qui avait retenu l’attention plus par son baiser donné avec l’une de ses danseuses qui avait enflammé les réseaux sociaux, que par son originalité et sa qualité musicale . Mais qu’importe, Hoshi assume son engagement dans la lutte contre l’homophobie et le chante avec « Amour Censure ».

AMOUR (NON) CENSURE

Sincère, voilà le mot pour décrire les 14 morceaux de son nouvel album « Sommeil levant » sorti le 5 juin dernier. Hoshi continue d’exister et nous le prouve avec des textes plus personnels comme « Bouche de métro » et « Marche ou rêve » aux jeux de mots subtiles. Des souvenirs d’enfance sur « SQY » à ses premiers pas dans cette vie d’artiste libre et spontanée comme dans « Sommeil Levant », la chanteuse nous interpelle par sa voix rauque et sauvage et ses textes dans lesquels chacun retrouve une partie de soi. 

L’autrice-compositrice / interprète voyage dans un rythme effréné aux mélodies modernes. Tantôt pop-rock, tantôt urbaines ou disco comme sur « Larmes de Croco » en duo avec la très pailletée CorineHoshi nous surprend et invite quelques airs d’électro qui nous donnent envie d’embarquer avec elle dans son voyage. Un voyage rempli d’espoir et porteur de messages engagés, dans lesquels on voudrait que se reconnaisse la jeunesse d’aujourd’hui.