AVINAVITA : 5 titres au plus près de l’italie

Ils étaient notre coup de coeur pendant le confinement, le groupe Avinavita nous avait fait voyager et continue son trajet en sortant aujourd’hui un premier EP de 5 titres.

L’AMERICA

C’est en 2019 que le chanteur Antoine Pillemy entouré de ses 5 musiciens, Claude Gomez, Alexandre Vincent, Cyril Rebillard et Nicolas Cusimano ont sorti leur premier extrait « L’America ». Une mise en bouche délicieuse que cet enivrant chant du peuple racontant l’immigration d’un jeune italien de son village natal. 

Premier extrait de cet EP, l’América est paru en vidéo live avant d’être suivi par « Orchi Turchini » le 15 avril dernier.

AVINAVITA pour « une vie d’avant »

C’est pendant un jour de neige que le groupe se réuni pour la première session d’enregistrement de cet EP. Inspiré par les chants et musique traditionnelles d’Italie du sud, le groupe nous partage ses origines et leur héritage musical sur des airs rythmés et festifs, parfois mélancolique. 

Un rappel aux traditions et aux racines de leurs ancêtres que le groupe souhaite transmettre au travers de leur signature sonore. 

Les compositions alient mélodieusement des genres mêlant chants, instruments électriques et acoustiques. Le Tamburello, guitare accordéon traditionnel  et la mandoline napolitaine joué par le talentueux Cyril Rebillard accompagnent ainsi la voix du chanteur Antoine Pillemy, 

Immigration, textes d’amours et sérénades (Angelare, A Curuna…), avec ce premier EP de 5 titres, Avinavita nous offre un moment de liberté et de sincérité. 

« It’s Alright », Sonith est là.

« It’s Alright » voilà ce que l’on envie d’entendre et l’artiste Sonith l’a bien compris avec plus de 100 000 vues sur ce tout nouveau morceau post confinement sorti le 1er juin dernier.

Photo : Elsa Schulhof

RUNNING SO FAST ….

Quelle est belle la scène Lyonnaise ! Et elle est d’autant plus belle lorsque des artistes comme Sonith la font vivre.

À 43 ans, cet auteur, compositeur, musicien, interprète d’origine indienne a déjà deux albums à son actif. « Le temps fait son affaire »  paru en 2010 et « Je t’emmène » sorti en 2017 et qui l’emmènera sur les routes de la France entière (plus de 200 dates de concerts) pour s’envoler en Asie jusqu’au Sri Lanka. Sans oublier la scène des Vendanges Musicales en 2018.

KEEP IN MIND TO TAKE TIME … IT’S ALRIGHT

« Il y a des chansons dont la musique t’apparaît comme un mirage dans le désert…j’ai très vite entendu la mélodie et la ligne de chant que j’ai couché rapidement dans mon Home studio. ».- Sonith

Le reste est lui est venu avec l’écriture du texte et des remises en question. Et si c’était nous, être humain, qui allions beaucoup trop vite ? Et si nous prenions pas assez le temps d’écouter notre voix intérieure ? Et si finalement nous ne savions pas apprivoiser le silence ? 

Pour répondre à ses questions, Sonith lance un appel sur les réseaux sociaux. Chanter, danser peu importe qui vous êtes. Loin mais si proche, le chanteur s’est alors entouré de Marc Saint Hilaire (basse), Gregory Louis (guitare) et Simon Le Goff (Batterie) ainsi que de 45 autres personnes originaires du monde entier qui ont répondu présent pour unir leur voix.

Une véritable énergie positive sur un air d’indie des années 70 filmée sur les plages des Maldives, Sénégal, Inde, Guyane mais aussi Bordeaux, La Plagne, le Beaujolais. 

« It’s Alright » pour l’évasion avec un message commun et pour nous ramener  à l’essentiel : celui de prendre le temps pour le trouver, d’écouter le silence pour nous entendre. 

Keep in mind to take time … Nous, on prendra le temps de s’évader avec Sonith.

LIEN VIDEO = Page Facebook off Sonith

Lenny Kravitz : PARIS SON AMOUR

Lenny Kravitz aime Paris et l’amour.  2 ans après la sortie de son onzième l’album « Raise Vibration »  certifié disque de diamant en moins d’un an, l’auteur, compositeur et multi-instrumentiste poursuit sa balade avec « Ride ».

LENNY KRAVITZ L’ENVOL 

Il est considéré comme l’un des plus grands artistes rocks de ces 30 dernières années.

Après des débuts difficiles, c’est en 1991 avec « Mama Said » et son titre « It Ain’t Over Til It’s Over » qu’il rencontre son premier grand succès aux Etats-Unis. Il est suivi de près par « Are you gonna go my way » qui lance sa carrière mondiale. Mais c’est avec « Fly Away » que l’artiste signe l’un des albums les plus emblématiques de sa carrière.

DE JOHNNY CASH A MICHAEL JACKSON

C’est dans son studio aux Bahamas où seule la nature avait le droit de rompre le silence, que Lenny Kravitz s’est confiné avec ses musiciens et son acolyte de toujours Craig Ross (Eric Clapton, B.b. King, Aerosmith) pour enregistrer ce nouvel album. 

« Raise Vibration » est né spontanément, sans filtre et au travers de ses rêves. Celui qui se dit « musicalement schizophrène » offre alors un album engagé très bien accueilli par les critiques et le public, mêlant engagement, hommages (Johnny Cash, Michael Jackson …) et balade amoureuse dans un melting pot des genres musicaux dont il a le secret.

WE WILL RIDE 

« Ride », c’est l’hommage que le chanteur a voulu rendre à Paris, sa ville d’adoption où il réside 6 mois par an. Dans ce clip, le chanteur nous offre tout ce que l’on peut qualifier de « cliché » sur Paris, ville de l’amour, dans ce clip réalisé par Marc Seliger. Immeuble haussmanien, jeu de cache cache amoureux au musée d’Orsay, balade sur les routes et pause tendre sur les toits … Mais détrompez-vous, ce ne sont pas des clichés, non, c’est la vision d’un éternel romantique où même le souvenir d’un amour passé le ramène à sa ville préférée.

HOSHI, L’ETOILE FILANTE !

On la surnomme « l’étoile », Hoshi brille parmi cette nouvelle génération de la nouvelle scène Française. La chanteuse vient de sortir son deuxième album décrit comme beaucoup plus personnel que le premier et intitulé « Sommeil Levant ».

IL SUFFISAIT D’Y CROIRE

On se souvient tous encore du titre « Ta Marinière » extrait de son premier album « Il suffit d’y croire » vendu à près de 200 000 exemplaires et au 20 millions de vues. La jeune chanteuse, si réservée, avait alors affirmé son talent et s’était vue propulsée au-devant de la scène. Si comme elle le dit, cet album-là était sa manière à elle de dire « Bonjour j’existe », alors oui Hoshi existe ! Et se voit récompensée par une nomination aux Victoires de la Musique 2020 dans la catégorie « Révélation Française ». Prestation qui avait retenu l’attention plus par son baiser donné avec l’une de ses danseuses qui avait enflammé les réseaux sociaux, que par son originalité et sa qualité musicale . Mais qu’importe, Hoshi assume son engagement dans la lutte contre l’homophobie et le chante avec « Amour Censure ».

AMOUR (NON) CENSURE

Sincère, voilà le mot pour décrire les 14 morceaux de son nouvel album « Sommeil levant » sorti le 5 juin dernier. Hoshi continue d’exister et nous le prouve avec des textes plus personnels comme « Bouche de métro » et « Marche ou rêve » aux jeux de mots subtiles. Des souvenirs d’enfance sur « SQY » à ses premiers pas dans cette vie d’artiste libre et spontanée comme dans « Sommeil Levant », la chanteuse nous interpelle par sa voix rauque et sauvage et ses textes dans lesquels chacun retrouve une partie de soi. 

L’autrice-compositrice / interprète voyage dans un rythme effréné aux mélodies modernes. Tantôt pop-rock, tantôt urbaines ou disco comme sur « Larmes de Croco » en duo avec la très pailletée CorineHoshi nous surprend et invite quelques airs d’électro qui nous donnent envie d’embarquer avec elle dans son voyage. Un voyage rempli d’espoir et porteur de messages engagés, dans lesquels on voudrait que se reconnaisse la jeunesse d’aujourd’hui.

BON IVER : L’HUMANITE PAR LA MUSIQUE

Il s’était montré discret après son dernier album i, i. Bon Iver (Justin Vernon) sort des bois pour nous surprendre une nouvelle fois avec son nouveau titre « Please don’t live in Fear » dédié à la lutte contre le Covid -19, et nous n’avons pas peur de vous en parler.

FOREVER AGO

C’est en 2008 que Justin Vernon se lie avec Mike Noyce et Sean Carey pour formerle trio Bon Iver. Leur premier album « For Emma, Forever Ago » écrit, composé et autoproduit par le chanteur et leader Justin Vernon, triomphe et s’impose comme la référence de la musique acoustique folk de la fin des années 2000.

Le trio de Bon Iver (à comprendre comme Bon Hiver en français) se distingue au fil des années par des sons ultra modernes créés sur ordinateur et posés sur des set acoustiques. Loin de s’arrêter au succès de « For Emma Forever Ago », album fondateur de leur succès, l’artisan Justin Vernon a bâti avec ses amis et en une décennie, 4 albums studios Blood Bank (EP 2009),Bon Iver, Bon Iver (2011), 22 a million (2016) et i,i (2019) nominé aux Grammy Awards.

FOR US, NOW…

Face à la pandémie liée au coronavirus, Justin Vernon a décidé d’intervenir pour soutenir les personnels soignants. Pour ce faire, il s’associe à Kacy Hill, Michael Lewis et le jeune et très créatif Alabester DePlume. Ce dernier mettra à disposition du trio la musique de son titre « Visit Croatia » pour créer la chanson au titre explicite : PDLIF – Please, don’t live in fear.

L’intégralité des bénéfices liés à la commercialisation de la chanson iront à « Direct Relief », une organisation à but non lucratif chargée de fournir des équipements de protection individuelle aux médecins, infirmières et spécialistes engagés dans la lutte du Covid-19. 

PDLIF

Le leader de Bon iver et ses acolytes veulent par ce titre, en plus du soutien aux personnels en première ligne, apaiser les peurs et plaider pour plus de solidarité et de resserrement des liens communautaires pour lutter aussi contre l’isolation et la solitude que subissent aussi les malades et les médecins en charge de la lutte contre le virus.

Cela nous rappelle subtilement que même si nous sommes séparés, nous ne sommes jamais seuls. L’importance de la collaboration et de la communauté reste aussi forte que jamais » (Justin Vernon)

Ce n’est pas la première fois que le chanteur originaire du Wisconsin s’engage pour la solidarité collective. En 2008, il enregistre également un duo avec Bryce Dessner de The National dont les bénéfices de la chanson ont été destinés à la lutte contre le sida.

AVINAVITA : 5 musiciens qui nous emmènent ailleurs.

Photo : Eric Rodriguez

Avinavita c’est le petit coup coeur qui fait du bien. Celui qui vous fait chanter, celui qui vous fait danser.

C’est doux, c’est chaud, c’est festif …

Ils n’ont pas les « Yeux Turquoises » comme dans leur reprise de ce traditionnel chant Italien « Occhi Turchini » sorti hier mais ce tout nouveau groupe nous a fait voyager.

Originaire de la région Rhône Alpes, Avinavita vous emmène en Italie du Sud comme un échappatoire entre ces murs.

Au rythme des notes festives et légères, guidées par la voix du chanteur Antoine Pillemy, ces 5 musiciens vous font décoller dans leur univers doux et chaud. Un véritable métissage musical mêlant à la fois des sonorités Réunionnaises et celles d’Amérique du sud.

The New Abnormal : ne cherchez pas ça ne ressemble à rien d’autre. ET C’EST NORMAL PARCE QUE C’EST LES STROKES.

Le nouvel album tant attendu des Strokes est sorti le 10 avril. Et tout le monde en parle. Alors pourquoi pas nous…aussi ? Parce que les Strokes on les aime. Et surtout Julian (oui, on avoue).

Alors, on a lu toutes les critiques qu’on a pu, mais on a surtout lu les textes et écouté les musiques. Et on vous raconte notre Abnormal à nous.

LAISSONS PARLER LES ADULTES …. 

C’est en 2001 que les 5 new-yorkais au look adulescent, sortent Is This it, leur premier album. 

Désignés comme les sauveurs d’une scène rock à bout de souffle, les Strokes deviennent alors LA référence de la scène rock indépendante. Le groupe créé alors son propre modèle : un son porté par la puissance des guitares seules accompagnant la voix originale du chanteur Julian Casablancas, le tout dans un style mêlant garage rock et post punk. 

Is this it est suivi et confirmé par Room on fire, qui deviennent des albums piliers fondateurs aussi mythiques que perturbants pour le band New-Yorkais. À la faveur d’une pause, Julian entame une carrière solo et sort Phrazes for the Young, dans lequel il démontre que son génie artistique ne dépend en aucun cas d’un groupe. Lui qui était fondamentalement attaché au son des guitares fortes supportant la voix, il découvre le pouvoir des synthés dans la réalisation de ses titres. Le retour des Strokes en 2011 avec Angles est ainsi marqué par l’apparition de claviers, puis de synthés pop dans l’album suivant, Comedown Machine (2013).

Faudra-t-il tuer le père ?

L’introduction des synthés et des sonorités électroniques dans la production du groupe est très mal reçu par la critique et les fans. Ces derniers reprochent à leurs idoles, en délaissant les guitares saturées du rock garage pour des arrangements plus électroniques, de renier leurs racines et de s’éloigner de l’essence de ce qui a fait leur succès. Tant et si bien que lors de leurs derniers concerts, le groupe ne jouera aucun titre des deux derniers opus. 

A quand le prochain jumeau actualisé de Is this it ? Certains n’ont toujours pas compris que c’était tout sauf ce que voulait Julian Casablancas.

Changer tout, tout le temps. Une Bad décision, vraiment ?

The New Abnormal ne ressemble à aucun des autres albums des Strokes. Parce qu’il faut tourner la page et créer quelque chose de nouveau. Et c’est normal, parce que c’est les Strokes

Un album déjà beaucoup critiqué mais ces attaques le groupe les attendaient, puisqu’elles sont les mêmes depuis huit ans. Dès la première chanson The Adults are talking , le ton est donné. En plus du titre qui laisse supposer un jeu de gamins organisé dans le dos des plus grands, l’outro dévoile un échange sur le ton de la dérision entre Julian et ses comparses sur le côté trop « excentrique » de ce titre pour les fans « historiques » du groupe. « Revenons aux anciens sons, aux anciens rythmes » disent-il en plaisantant. 

La désinvolture envers ces fans conservatistes et les critiques haineuses est encore plus poussée dans le titre Bad décisions (qui sonne comme un basique des Strokes). Pour tourner la dérision encore plus loin, le groupe va s’inspirer d’un vieux titre de Billy Idol (1981)Dancing with myself, pour montrer aux détracteurs de la créativité que ce n’est pas une « mauvaise décision » de vouloir sans cesse faire quelque chose de nouveau, et que créer toujours à partir de l’ancien n’est plus possible. La très funky Brooklyn Bridge to Chorus pose la question de la suite : Faut-il en musique, toujours aller du pont au refrain, revenir sans cesse à la même chose ? Peut-on enfin tourner la page des années 2000 ?

Alors, changer oui mais comment ? C’est la question que les Strokes poseront tout au long de l’album sur des morceaux bien plus écrits que dans les précédents. 

… ET ÉCOUTONS CHANTER LES STROKES.

9 pistes pour 45 minutes de plaisir, « The New Abnormal » s’écoute aux rythmes funky rocks mêlant mélancolie , nostalgie sur des pointes de R’n’B et soul. 

Si les fans de la première heure ont pu être rassurés, ce n’est que sur le premier titre. The adult are talking » qui sonne, grâce aux guitares saturées sur la voix de Julian, comme une promesse de retour à Is This it.

L’essence même des Strokes, leur signature, réside dans cette capacité à proposer sans cesse ce qui n’existe pas encore…

Très vite les claviers et autres synthés planants font leur retour sur Brooklyn Bridge to Chorus et le très électronique At the door. Si les guitares de Nick Valensi et Albert Hammond Jr agrémentent SelfnessEternal Summer ou même Not the same Anymore, ce n’est que pour accompagner l’électronique et les synthés omniprésents dans chacun des titres.

La voix de Julian Casablancas, apparaît quant à elle, plus naturelle et authentique ( Selfless). Le chanteur s’amuse même à passer de l’aiguë à la voix parlée (Eternal Summer). Toutes les gammes sont utilisées puisque on retrouve même de l’autotune pour accompagner le très planant  At the Door. 

La collaboration avec Rick Rubin – producteur de tout ce que la musique américaine a fait de succès depuis 15 ans (on se souvient tous encore de « Blood Sugar Sex Magik des Red Hot en 1993) – se sent dans les arrangements plus subtils, plus habillés parfois même à l’intérieur d’un même titre de l’album. On navigue ainsi entre les claviers électroniques et minimalistes de Brooklyn Bridge to Chorus, dans les intros d’At the Door ou d’Ode to the Mets.

Ce dernier album des Strokes est incontestablement marqué par la « patte » et le talent de Julian Casablancas. La disparité d’Angles, réalisé après un travail séparé des différents membres du groupe, le succès mitigé des carrières solo comparé à la réussite et la créativité incontestable de Julian dans ses différents projets musicaux (The Voidz ou Daft Punk), a prouvé que sans la direction forte de son leader, les Strokes ne seraient pas le groupe salvateur et constamment créatif qu’ils ont été, et ce, malgré les critiques récurrentes dont ils font l’objet.

Ce soir j’ai à nouveau 17 ans (les BB Brunes à lyon)

On est moins de 1000, pourtant on est tous serrés devant la scène du Ninkasi. Dehors, on parle d’un certain virus, mais ce soir, tous ici l’ont oublié.

Je porte ma veste en cuir autour de la taille, mon jean déchiré, mon bandana rouge autour du poignet et ma frange en désordre. Ce soir, devant Adrien, Félix et son groupe, j’ai de nouveau 17 ans. 

Ce soir j’ai à nouveau 17 ans et je redécouvre de nouveau ce trio que j’ai tellement, tellement écouté. Les paroles de « Blonde comme moi », je m’en souviens comme si c’était hier. Celles de « Dis moi »,  « J’écoute les Cramps » ou encore « Le Gang »  me reviennent presque comme un réflexe dès que Félix en entame le premiers accord de guitare. 


Ce soir, j’ai à nouveau 17 ans, et je me laisse envahir par la légèreté de cette époque. Celle de « Nico Teen Love » et de son chanteur roublard à la voix rocailleuse.

Ce soir j’ai à nouveau 17 ans et je me déhanche sur le rythme de leurs dernières chansons « Habibi », « Total Cuir », « Lou », « Jungle ».  Ce nouvel album fait du bien. Avec « Visages« , les BB Brunes sont revenus à l’essence de ce qui les a construit. Un groupe de rock qui appelle au lâcher prise et à la simplicité des guitares. Les BB Brunes comme on les aime. Comme on les attendait.

Alors ce soir me reviennent avec bonheur les souvenirs d’une époque que j’avais oubliée, celle de l’insouciance.

Il faudrait pouvoir rester dans cette « stéréo » solaire peut importe où nous sommes.  Même « Rue de Bucci » et sans porter plainte pour « Coups et Blessures ». Parce qu’elle est là, la magie des BB Brunes, celle qui nous ramène de ce que l’on a été à ce que l’on est… et peu importe où l’on sera dans 10 ans, tant que leur musique continuera de nous porter, nous serons là.  

Billie Eilish : c’est l’histoire d’une fille …

Billie Eilish a 18 ans. 18 ans seulement.  Une tignasse de cheveux bicolores verts et noirs, et des vêtements trop grands pour elle. A contre-courant de toutes ses stars qui affichent des lignes filiformes, Billie affiche délibérément son opposition au culte du corps affiché à longueur de trend sur les RS.  Elle a 18 ans et déjà des soucis d’une adulte. Elle n’a pas demandé à être célèbre. Elle n’est pas devenue artiste. Elle est née pour ça. 

Photo : Courtesy

… PAS COMME LES AUTRES …

Mais si on regarde bien, dans l’ombre de Billie Eilish, caché sous sa capuche ou son bonnet, comme une silhouette invisible mais pourtant si présente,  il y a une petite lumière. Une étincelle pour nous, une étoile pour Billie.  Cette étoile, c’est Finneas son frère de 4 ans son ainé, auteur-compositeur, producteur, musicien. Son siamois.

C’est avec lui qu’elle enregistre son premier album « when we all fall asleep, where do we go? » dans la chambre de leurs parents. Sans se douter que les mélodies nées dans la cuisine de leur petit monde fraternel allaient devenir LA mélodie bande son qui tourne en boucle sur toutes les playlists du monde occidental.  Après plus de 15 millions d’albums vendus, une moisson de 5 Grammys Awards – un record –  le 26 janvier dernier, elle est devenue ainsi la plus jeune artiste sacrée dans les catégories : album, chanson, enregistrement et révélation de l’année. Face à cette moisson de victoires amassée au nez et à la barbe d’artistes internationaux à la carrière reconnue, elle prend peur face à la page d’histoire qu’elle est elle-même en train d’écrire ce soir-là. Alors que les noms des nominés s’affichent sur l’écran pour le Grammys de l’album de l’année, la caméra braquée sur elle la surprend alors articuler  « Faite que ce ne soit pas moi » 

Il y aura ensuite les Oscars et cette sublime interprétation de   « Yesterday » accompagné de son frère au piano.  On oublie presque l’interprétation original des Beatles, presque ….

Loin de s’arrêter en si bon chemin,  elle inscrit à présent son nom dans le palmarès de la sort list des artistes ayant inscrit leur nom sur la bande-annonce des James Bond. Le prochain épisode portera en effet la signature du frère et de la soeur Eilish avec le titre « No Time to die »  

Si Billie Eilish était une note de musique, elle serait celle d’un accord majeur, celle d’une fille aux cheveux bicolores et de son frère dans son ombre.

Nada Surf : ALWAYS TOGETHER

Le 7 février dernier, le groupe sortait leur neuvième album « Never not together ». Déjà plus de 20 ans que leurs chansons nous emmènent et on ne s’en lasse pas.

C’est en 1996 et emmené par le leader Matthew Cows que Nada Surf vient inonder les ondes et nos oreilles avec « Popular » extrait de leur premier album. Intitulé « High/Low », le premier opus des new-yorkais remporte un énorme succès qui les transporte des frontières de l’Atlantique jusqu’au scènes européennes. Nada Surf rentre alors sur la scène du rock pour ne plus la quitter.

De « Popular » à « Something I should do »…

7 albums et une escapade en solo plus tard, Matthews Cows rappelle sa bande : Daniel Lorca, Ira Elliot et Doug Girard se mettent alors au travail durant toute l’année dernière pour enregistrer aux mythiques Rockfield studios (qui a produit notamment les succès d’Iggy Pop, Coldplay, Alain Bashung …) au Pays de Galles.

Never not Together, le nouvel opus sorti en février, est marqué par les sonorités des précédents albums de Nada Surf, et particulièrement par la réminiscence de « Popular ». Ce titre emblématique du groupe est ne effet marqué par la manière originale qu’avait eue Matthew Cows de ne pas vouloir chanter son texte mais le parler. Plus de deux décennies après, il récidive sur « Something I should Do », et cela fonctionne.

…Nada Surf peaufine son sillon et ne s’en écarte pas.

Mais en plus des titres phares, il y a « Just Wait » , « Looking for you » « oh » et « Mathilda », il y a toutes ces ballades accompagnées de riffs qui vous font oublier le temps pendant un trajet de bus, la tête appuyée contre la vitre, le regard dans le vide, l’agitation de la journée.

Baptisé « Never not together », ce nouvel album symbolise, pour le leader du groupe Matthews Cows, le sentiment, partagé avec le génial Bon Iver, d’avoir aujourd’hui la chance d’être un artiste dans un monde en pleins bouleversements, et d’avoir la possibilité de les traduire en chansons.

Nada Surfe comme on navigue pour se perdre en musique, quelque part entre l’esprit et l’imagination.

Rêver encore, c’est ce que voulait nous rappeler Matthew Cows à travers cet album, et il a réussi.