Wake up from your sleep, take a deep breath and… Listen to… ASAF AVIDAN, LIVE #ATHOME

Je l’ai photographié pour la première fois à la Cigale. J’y suis allée sans le connaître. J’ai un ami qui était fan et me suppliait régulièrement d’écouter son dernier album ou du moins, le concert diffusé sur un podcast de France Inter. Je n’avais fait ni l’un ni l’autre… mais l’occasion se présentant, me voici donc, invitée et avec mon appareil photo, à son concert à la Cigale un soir de l’hiver 2018.

Quand on est photographe de concert, on a généralement le droit de photographier l’artiste pendant les trois premiers titres du concert seulement. Après, comme on est invité, parce qu’on a parfois un article à écrire, et surtout pour ma part, par respect pour les gens qui ont, eux, payé leur place, on reste. Il avait joué les trois premiers titres assis seul devant la scène avec sa guitare. Lorsqu’on photographie, on regarde plus qu’on écoute. Alors, après avoir rangé l’appareil photo, je me suis assise dans un coin, et j’ai commencé à écouter.

Je me suis dit que ça allait être long…

Et il était toujours en guitare voix, avec cette intonation si spéciale que je n’avais jamais entendue auparavant. Ça faisait un peu camp scout. Je me suis même dit que si ça continuait comme ça, ça allait être long. Que j’avais les photos à développer, l’article à écrire, et qu’il allait être tard. Mais j’étais invitée. Alors je suis restée.

Et puis, il s’est animé. Il avait à ses pieds des percussions accrochées à ses chevilles, il enregistrait les sons de différents instruments (guitare, percussions, voix) sur des boucles qu’il maîtrisait avec des pédales. Plus la chanson avançait, plus les boucles se supperposaient, plus on avait l’impression d’être face à un orchestre, alors que le type était toujours tout seul. J’étais captivée, fascinée. Ce qu’il faisait était inédit (au moins pour moi!). Il est l’originalité et la création à part entière. Je n’ai jamais oublié ce que j’avais ressenti ce soir là.

Bang Bang, Le titre en question !

#StayHome (ON YOUTUBE), and hang (with him)

Alors après, comment le rater ? Asaf Avidan jouait pour la 2ème fois en live depuis son canapé dimanche dernier. Le concert à voir absolument en période de confinement !

Des anciennes chansons et des inédites du prochain album

Pendant presque une heure, il a joué (performé serait plus juste) des titres de ses anciens albums, parmi lesquels Maybe you are et A Ghost before the wall issus de The Reckonning, sorti en 2008, ainsi que et le très live Bang Bang dont je vous parlais plus haut – paru sur l’album Gold Shadows (2015). Le confinement l’empêchant de poursuivre l’enregistrement de son prochain album en Israël, il en a profité pour en dévoiler des titres : Anagnorisis, No word -déjà chanté lors de la précédente session live – et Indifférent Skies.

« Nous courrons tous vers un point de non retour, alors continuons à chanter comme si demain n’existait pas » – Earth Odyssey

Entre deux chansons – et quelques gorgées de bières – il a répondu en direct aux questions des spectateurs.

Des annonces de prochaines aventures …

Il a révélé, comme on s’y attendait, que tous les festivals cet été sont (seront) annulés, et que, pour d’autres raisons, il ne pourra pas non plus chanter à la rentrée. Malheureusement, il n’y a plus aucune date de concert prévue et lui même ne sait pas quand (mais on espère au plus vite !) il pourra revenir sur scène. Mais entre temps, bonne nouvelle, son album devrait sortir en septembre… si tout va bien (l’industrie du disque étant comme les autres très touchée par la crise actuelle, aucune sortie n’est assurée selon lui).

… sur Le périple de la Terre.

En début de concert et avant de chanter les chansons de cet album à venir, il a interprété sa nouvelle (et magnifique) chanson inspirée par le confinement : Earth Odyssey. Le titre, sorti en digital est accompagné d’un clip dans lequel on voit des danseurs professionnels confinés chez eux qui dansent sur ce titre particulièrement fort et emblématique de notre situation actuelle. Il l’a joué seul à la guitare, et aux percussions, celles ci étant jouées comme à son habitude accrochées à ses chevilles.

Une pépite inattendue

Il a terminé sur deux reprises, celle de Ballade of a Thin Man de Bob Dylan, qui est une de ses références, et une autre particulièrement inattendue  de sa part : When the party is over de Billie Eilish. Il a expliqué avant de chanter, et pour répondre à une question des spectateurs sur ses « inspirations », que certaines chansons étaient particulièrement inspirantes pour lui, dont celle-ci qu’il adore, particulièrement (et probablement uniquement…) de la jeune chanteuse américaine (à 45:07mn de la vidéo ci dessous)

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