Just wait… and see : Nada Surf au Transbordeur

La tournée internationale de Nada Surf avec John Vanderslice faisaient étape hier au soir à Lyon . John Vanderslice ouvrait pour les new yorkais venus présenter les titres de leur nouvel album, Never not Together (voir notre précédente chronique ici).

Just wait…

C’est l’américain natif de Floride John Vanderslice qui avait l’honneur d’ouvrir la soirée. Venu pour présenter son album The Cedars, il a été soutenu par Matthew Caws, le leader de Nada Surf qui l’a rejoint pour chanter avec lui sur un titre. Plus tard, c’est le batteur du groupe qui viendra l’accompagner sur une autre chanson de son répertoire . Que le groupe vedette de la soirée, aux millions de disques vendus et à la carrière internationale vienne épauler l’inconnu de la première partie, voilà qui est original et ne manque pas de générosité. La soirée s’annonce belle et chaleureuse.

We’ve got something to lose…

Nada Surf entre alors en scène et ouvre son set avec So much Love, le titre phare de leur nouvel opus, et enchaîne sur Hi-Speed Soul, un des tubes de Let go, l’album sorti en 2002. Entre les titres, dans un français impeccable (Matthew Caws et Daniel Lorca ont fréquenté le lycée français de New-York avant de poursuivre des études en France et en Belgique), Matthew rappelle justement que le groupe vient jouer ici depuis 11 ans, l’âge du fils d’un de leur plus fidèle fan, présent à tous les concerts de Nada Surf dans la capitale des Gaulles.

Transporté par le succès de High/Low, leur EP sorti en 1996, Nada Surf avait rapidement assuré son succès sur la scène internationale. Le succès du groupe était alors porté par l’excellent et novateur titre Popular, qui contenait une partie parlée ou plutôt rappée, faite par un chanteur – Matthew Caws – d’un groupe de rock, Nada Surf. La modernité éclatante dont les new yorkais avaient fait preuve dans l’écriture, la composition et les arrangements de cet album, avait alors éclaboussée toute la scène rock et pop internationale. De High/Low à Never not together sorti l’année dernière, Nada Surf n’a jamais faillit dans sa capacité d’innovation musicale, dans sa capacité surtout d’être toujours dans le vent des émotions du temps, sans tomber sans la facilité, et d’être les porte-parole musicaux de nos préoccupations intimes.

Slown down and see where it goes

Durant la soirée, le band new-yorkais alternera avec succès entre anciens et nouveaux titres. D’abord réservé au début, le public s’est rapidement réchauffé et a accompagné le groupe porté par Mathhew Caws, dont la générosité et la gentillesse ne s’est pas démentie. Après avoir enchaîné en rappel le sublime Just Wait et le rassembleur Blankest Year, le chanteur a tenu la boutique de merchandising en signant et discutant avec tous les fans qui ont été nombreux à faire la queue pour partager un moment avec lui.

Dans ce monde en constantes mutations, où les dangers climatiques, sanitaires… menacent sans cesse de nous tomber sur la tête, Nada Surf offre une parenthèse rassurante sur la nature humaine, quelque chose de généreux, de chaleureux, d’humain en somme qui nous aide à continuer à espérer dans le monde de demain… du moins tant qu’il y restera Matthew, Daniel et leur band.

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